Publié depuis Overblog
Les flux d’expatriation en provenance des pays du Nord et des pays francophones d’Europe vers des destinations plus ensoleillées se sont d’abord développés de façon progressive. Ils s’intensifient toutefois nettement à partir de la crise de 2008.
Dans la foulée, certains pays du Sud mettent en place des politiques destinées à attirer ces nouveaux expatriés, notamment par des mesures fiscales réduisant fortement, voire supprimant presque totalement, l’impôt sur le revenu. Parallèlement, la généralisation des vols low cost, ainsi que l’essor des communications via Internet (par exemple Skype et d’autres outils), permettent à une nouvelle génération d’expatriés de maintenir le lien avec leurs familles et leurs pays d’origine.
La crise de Covid-19, ensuite, “rebâtit” les dynamiques existantes : elle crée et amplifie des “spots” d’expatriés, qu’ils soient généralistes ou spécialisés, dans de nombreuses régions du monde, et également dans les pays du Sud de l’Europe.
Ainsi, la baisse relative des coûts de mobilité (transports aériens et communications) et l’adoption de politiques publiques visant à attirer des profils spécifiques d’expatriés contribuent à une mondialisation plus large du phénomène. Cette dynamique bénéficie actuellement particulièrement à la péninsule Ibérique, notamment au Portugal.
